Méditation et angoisse:

La méditation peut-elle m'aider à gérer mon angoisse?

L’angoisse :

Cette émotion, lorsqu’elle devient trop présente, peut envahir notre existence et devenir une véritable maladie.

Les classifications des troubles liés à l’angoisse montrent qu’elle peut devenir un véritable obstacle à notre bien-être, mais aussi nous empoisonner l’existence :

  • Les troubles paniques : trouble anxieux caractérisé par des attaques de panique à répétition.
  • L’anxiété généralisée : se caractérise par un état d’inquiétude permanent et excessif, et pas forcément en lien avec une situation particulière.
  • Les syndromes de stress post traumatique : à la suite d’un événement intense, la peur ou l’horreur envahissent notre quotidien.
  • L’agoraphobie : la peur de se trouver dans un endroit d’où l’on ne pourrait pas être secouru, ou s’échapper en cas de problème.
  • Les troubles obsessionnels compulsifs : ce sont à la fois des obsessions (pensées qui suscitent des peurs ou de l’angoisse), et des compulsions (envie de répéter des gestes ou des actes)
  • Les phobies : peur d’un objet ou d’une situation spécifique (de l’avion,  des serpents, …)

 Pour soigner ces troubles, des traitements et des techniques psycho-thérapeutiques ont été mis en place.

La méditation et l’angoisse :

Les enseignements traditionnels ont tous une façon d’aborder l’angoisse. Selon la tradition bouddhiste, la peur puise sa force dans les trois poisons : l’ignorance, l’aversion, le désir. En se détachant de ces trois poisons, on prend de la distance avec la fausseté du « moi ». Les védas, textes de l’antiquité indienne, soutiennent que le yoga est un excellent moyen de soulager les angoisses, il permet de s’éloigner des attachements. Les chrétiens, par l’union avec Dieu, avec la foi, parviendraient à ne plus ressentir d’angoisses quant à leur destinée.

Il n’est pas forcément facile pour tout le monde de s’identifier à ces pratiques.

Comment la méditation peut-elle nous aider à mieux gérer nos angoisses ?

Tout d’abord, il faut comprendre ce qui caractérise l’angoisse :

  • Un aspect psychologique, ou plutôt cognitif, avec des ruminations, des anticipations, des jugements, des pensées qui sont très présents.
  • Un aspect physique avec des tremblements, des agitations, des palpitations, voire même des troubles digestifs.

Ces deux aspects sont rarement indépendants l’un de l’autre, et viennent parfois se nourrir : les pensées génèrent souvent des ressentis corporels et ces ressentis impactent aussi la façon de voir les choses, de penser à l’avenir, avec souvent des anticipations anxieuses.

La méditation est intéressante dans ces cas-là, car elle inhibe le système nerveux orthosympathique (celui de l’action, et du stress), et mobilise le système nerveux parasympathique (celui du repos et de la récupération). Les résultats des études menées montrent une baisse de la consommation d’oxygène, un ralentissement du rythme cardiaque, une diminution des hormones du stress et de la tension artérielle. Les muscles se relâchent et toutes les crispations du corps sont relâchées : crampes, céphalées de tension, contractures. Le corps va mieux, l’esprit s’agite moins, les pensées ruminantes sont présentes, mais on apprend à ne pas laisser leur flot nous emporter vers des ruminations inquiétantes, on apprend à se connecter au ressenti de son corps, et on reconnait les signes plus tôt : on évite donc de rentrer dans le cercle infernal : mon corps souffre donc je dois m’inquiéter.

On voit donc que le lien corps-esprit se fait dans la pratique de la méditation et qu’il peut être souverain de pratiquer lorsqu’on est sujet aux angoisses, à l’anxiété.

 

Il n'est pas toujours simple d'intégrer la méditation dans son quotidien. Quelle pratique choisir, quel lieu, quel rythme?

En participant à des groupes lors de séances de découverte ou de cours hebdomadaire, on peut trouver le soutien d'un groupe, et l'accompagnement d'un instructeur très aidant lors des premiers pas vers cette pratique.